Workshop sur l'IOT

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Workshop sur l'IOT

Workshop sur l'IOT

Practical introduction to IOT (Internet of Things) →Introduction pratique sur IOT (Internet des Objets)

1. Qu’est-ce que l’IoT ?

L’IoT est l’acronyme de Internet Of Things (Internet des Objets en français). Le terme IoT est apparu la première fois en 1999 dans un discours de Kevin ASHTON, un ingénieur britannique. Il servait à désigner un système où les objets physiques sont connectés à Internet. Il s’agit également de systèmes capables de créer et transmettre des données afin de créer de la valeur pour ses utilisateurs à travers divers services (agrégation, analytique…).

Selon l’UIT (Union Internationale des Télécommunications), l’Internet des Objets est défini comme « une infrastructure mondiale pour la société de l’information, qui permet de disposer de services évolués en interconnectant des objets (physique ou virtuels) grâce aux technologies de l’information et de la communication interopérables existantes ou en évolution ».

Au fil du temps, le terme a évolué et il englobe maintenant tout l’écosystème des objets connectés. Cet écosystème englobe, des fabricants de capteurs, des éditeurs de logiciels, des opérateurs historiques ou nouveaux sur le marché, des intégrateurs… Cet éclectisme en fait sa richesse.

2. Les 5 composantes de l’IoT

Une solution d’IoT s’articule autour de 5 composants essentiels que sont :

  • Les objets (capteurs),
  • Le réseau (connectivité),
  • Les données,
  • Les informations,
  • Les applications d’exploitation.

 

5 étapes d'un projet IoT

2.1 Les objets pour capter des données de valeur

Les objets sont, selon nous, tous les équipements actifs ou passifs pouvant générer de la donnée exploitable et créatrice de valeur pour les utilisateurs. Les objets sont composés d’éléments passifs : les capteurs, et pour certains d’éléments actifs les rendant capables de traitements d’enrichissement de la données et de transmission de celle-ci.

Les données sont aussi diverses que les métiers. Nous pouvons aussi bien avoir des données de température, d’humidité, de positionnement, de temps de fonctionnement, de niveau, d’alerte…

Prenons le cas d’un simple capteur de température : il doit être relié à un automate ou une carte de communication afin de traiter son signal et de le transmettre à travers un réseau.

2.2 Les réseaux pour transmettre les données

Les réseaux sont le maillon prépondérant d’un projet d’IoT, ils doivent répondre à un critère d’usage :

  • La couverture de la zone d’usage des objets :
    • Sur un campus,
    • Sur une ville,
    • à l'ensemble de la planète.

Et ils doivent répondre à une contrainte : l’objet disposera-t-il d’une source d’énergie en permanence ?

Cela conditionne :

  • L’architecture de la solution,
  • La conception de l’objet,
  • Le cycle de vie de la solution

En effet, toutes les technologies ne sont pas adaptées à tous les cas d’usages et leur déploiement. Je propose ici de faire un rapide tour d’horizon de quelques technologies.

2.2.1 Les LPWAN : Sigfox et LoRaWAN

Dans cette catégorie, nous retrouvons entre autre deux technologies d’origine française bien connues du monde de l’IoT que sont SIGFOX et LoRaWAN (Low Range Wide Area Network). Il s’agit de 2 technologies à longue portée et faible consommation.

Si ces deux technologies se retrouvent dans la même catégorie, elles ne sont pas pour autant identiques. Je vous propose donc de faire un bref comparatif.

Les points communs

Tout d’abord, il s’agit de réseaux permettant d’envoyer des messages de petite taille de l’ordre de l’Octet (12 pour Sigfox et 24 pour LoRa). D’autre part, ce sont des réseaux à fort taux de pénétration.

Les points forts du LoRa

LoRa est plus qu’un réseau, il s’agit d’une technologie « standardisée » basée sur 2 bandes de fréquences libres (868 MHz en Europe et 915 MHz en Amérique).

Nous parlons de standard, car il est à la portée de tous de déployer son propre réseau LoRa en mode privé. Ainsi un industriel peut déployer plusieurs antennes LoRaWan sur son site et déployer progressivement des objets connectés respectant cette technologie.

C’est d’ailleurs parce qu’il s’agit d’une technologie standardisée que ce type de réseau est rapidement déployé par la plupart des opérateurs de téléphonie.

Les points forts du Sigfox

Sigfox est un réseau opéré par un seul et unique opérateur, qui est son concepteur, Sigfox. Cette technologie tout comme le LoRa utilise les bandes de fréquence 868 MHz et 915 MHz).

D’autre part, l’ensemble des modules de communication Sigfox sont nécessairement certifiés et validés par l’opérateur, ainsi que chaque référence d’objet.

2.2.2 Le M2M

Avec le M2M (Machine to Machine), il s’agit tout simplement d’utiliser des réseaux télécom existants à savoir de la 2G jusqu’à la 4G. Majoritairement, il s’agit d’abonnements souscrits auprès des opérateurs de téléphonie pouvant donner accès uniquement à des volumes de données.

Le modèle économique actuel, avec un volume de données mensuel limité, commence à évoluer vers un service de type « Pay As You Use » soit un paiement à l’usage.

2.2.3 La RFID

Tout d’abord, il est important de savoir qu’il existe deux technologies de RFID, la RFID active et la RFID passive. Ce qui les distingue est l’objet qui émet le signal.

Dans la RFID passive, le Tag est une simple antenne qui est activée dès lors qu’elle se trouve à portée d’un émetteur. C’est typiquement ce que l’on retrouve dans beaucoup de systèmes antivol dans les magasins. L’étiquette que vous devez couper est un Tag RFID et les portiques de sécurité sont des émetteurs. C’est aussi un système que beaucoup utilisent quotidiennement pour le contrôle d’accès ou les pointeuses mais aussi pour un nouvel usage de consommation : le paiement sans contact.

Pour ce qui est de la RFID active, il s’agit d’objets comprenant un tag et capables d’émettre le signal à proximité d’un autre objet RFID. L’intérêt de de cette technologie est d’étendre la portée du signal à quelques mètres. Reprenons une application que tout le monde connaît, votre badge télépéage. Il est composé d’une pile, d’une antenne. Lorsque vous passez à proximité d’une barrière, votre badge envoie son identifiant.

Il est important de comprendre que la RFID est une technologie qui ne se suffit pas à elle-même, elle doit absolument être couplée à une autre technologie pour pouvoir collecter et stocker les données.

2.2.4 Le Bluetooth

Le Bluetooth, est une technologie connue et maitrisée par tous depuis maintenant une dizaine d’années. Il s’agit d’une technologie radio de moyenne portée (environ 10m) qui permet d’envoyer des messages de  grande taille et en grande quantité. Cependant, cette connectivité ne se suffit pas à elle-même car elle nécessite une tierce technologie pour transférer et stocker les données. D’autre part, il s’agit d’un moyen de communication disposant d’un grand débit, puisqu’il repose sur la bande de fréquence 2,4 GHz tout comme le Wifi.

Source : www.digora.com

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